mardi 29 juillet 2008

La fin des vacances

Samedi, les vacances en Haute-Loire sont finies.

En bonus, une petite chanson... A écouter sans modération.


Le retour des Polignac



Midi. Nous déjeunons à Polignac, dans un petit restaurant. Puis, nous faisons l'ascension de la forteresse bâtie par les Polignac au Xe siècle. Nous parcourons le chemin de ronde, prenons d'assaut le vieux donjon haut de 21 mètres. La panorama est magnifique. Nous redescendons, longeons les ruines des demeures seigneuriales, d'une église avec ses tombes taillées dans le roc...
Cet emplacement stratégique commandait les routes à l'ouest et au nord de la ville du Puy-en-Velay. Pendant deux siècles, les vicomtes de Polignac s'opposeront aux évêques du Puy dans une lutte sans merci à propos des péages sur la route des pélerinages. « Les rois des montagnes », précieux alliés des rois de France, mais dotés d'un caractère fort indépendant, n'hésiteront pas à se rebeller contre l'autorité royale. Louis VI le Gros (1080-1137) puis Louis XI (1423-1483) durent forcer la forteresse pour y établir leur autorité.
Plus tard, Arnaud XVI recevra le roi François Ier (1494-1547) et sa suite au Château (1533). Il se battra à ses côtés contre Charles-Quint. Lors des guerres de religion les Polignac prirent le parti d'Henri IV (1553-1610), la forteresse devint le refuge des royalistes, face au Puy ligueur. Peu à peu, les Polignac tournèrent vers d'autres propriétés plus agréables à vivre délaissant la forteresse et son passé tumultueux.

Le château de la Rochelambert


Vendredi matin, nous retournons au château de la Rochelambert. Nous sommes entousiasmés. Un antiquaire a acheté la demeure en 1959 ; il y a installé sa collection de Vierge romanes des XI et XIIe siècles, une statue du Christ sur un âne datant du Moyen-Âge, des armures... Les lieux ont été habités de tous temps. Un lieu magique.

Mes chéris... par Jeanne


Au gÎte, il y avait trois chevaux. Le gris s'appelait Pancho, le noir Cali et le marron Kéfire. Ils étaient gentils tous les trois. Dès que je les appelais, ils venaient vers moi. Je m'en occupais tous les jours, je leur donnais à manger (pain, pomme, herbe, feuilles...). Jeanne

Le château de Saint-Vidal


L'après-midi, nous sommes allés au château de Saint-Vidal, cette maison forte du XIIIe siècle aux tours rondes et à l'immense façade, agrandie au XIVe et XVIe et assiégée pendant les guerres de religions par les troupes d'Henri IV. Le château ne se visite plus ; nous en avons fait le tour : le lieu était magnifique. Sur la table où nous avons goûté, nous avons trouvé des lunettes oubliées par une petite fille. Nous les avons prises pour Eve. (Simon)
De retour au gîte, nous avons aperçu la forteresse de Polignac. Pour mieux l'admirer, nous nous sommes arrêtés sur un parking... où nous avons acheté à boire.

Des bains forcés





Jeudi, nous décidons d'aller naviguer sur la Loire. La veille, nous étions partis en repérage à Retournac. Peu convaincu, nous optons pour un autre site où nous trouvons porte close. Nous repartons pour Retournac. Simon monte à bord d'un kayak... et prend deux bains forcés, mais ne perd pas son bateau. Franck et les deux filles optent pour un canoë qui, dans un petit rapide, prendra l'eau. Franck aussi. Bilan : quelques larmes et un chapeau perdu.
L'après-midi, après un pique-nique devant le gîte, nous espérons souffler un peu dans un château où George Sand a séjourné (quelques heures). Après 20 minutes de route, nous nous retrouvons face à un écriteau : fermé le jeudi.
Heureusement, une belle rencontre attend toute la famille...

dimanche 27 juillet 2008

Le ravin de Corbœuf


Mercredi : balade en début d'après-midi autour d'un étonnant canyon d'argiles multicolores digne du Colorado. L'occasion d'un formidable retour dans le temps, un bond de 40 millions d'années pour appréhender les évènements à l'origine de ce spectaculaire paysage... qui ne fut pas dépourvu de quelques orties. Un beau hameau avec fontaine, lavoir, puits et four servit d'écrin pour le goûter.

Polignac



Le lendemain, retour à Lavoûte-sur-Loire où, l'après-midi, nous avons visité le château de Lavoûte-Polignac. Cette ancienne forteresse est le berceau de la dynastie. C'était sa résidence d'été.
Quelques Polignac avec qui nous avons fait connaissance :
> Melchior de Polignac, né à Lavoûte-sur-Loire, près du Puy-en-Velay, le 11 octobre 1661 et mort à Paris le 20 novembre 1741, est un prélat, diplomate et poète français néo-latin. Ambassadeur en Pologne en 1693, où il était chargé de faire élire le prince de Conti roi de Pologne, négociateur des Traités d'Utrecht (1713), nommé cardinal la même année, archevêque d’Auch en 1726, ambassadeur à Rome de 1724 à 1732, séjour pendant lequel il fait effectuer des fouilles archéologiques.
Il est élu en 1704 membre de l'Académie française au siège de Bossuet. Il y devient l'un des principaux acteurs de l'exclusion de l'abbé de Saint-Pierre. Il est également élu membre de l'Académie des sciences en 1711 et de l'Académie royale des inscriptions et belles-lettres en 1717.
> Yolande Martine Gabrielle de Polastron, comtesse puis duchesse de Polignac, rencontre à Versailles la reine Marie-Antoinette qui conçoit pour elle une vive amitié. Elle supplante bientôt la princesse de Lamballe, comme meilleure amie et confidente de la jeune reine, charmée par son naturel enjoué et son esprit.
> Jules Auguste Armand Marie de Polignac, comte de Polignac et prince du Saint-Empire, né à Versailles en 1780 et mort à Paris en 1847, est un homme politique français qui joua un rôle crucial dans le déclenchement de la Révolution de Juillet.
> Pierre, Marie, Xavier, Raphaël, Antoine Melchior de Polignac (24 octobre 1895 - 10 novembre 1964) est un membre de la famille princière de Monaco. Il est le grand-père paternel de l'actuel prince souverain Albert II de Monaco et des princesses Caroline de Monaco et Stéphanie de Monaco.

Le lundi en Haute-Loire

Déjà, il faut l'avouer : nous nous sommes levés assez tard. Si bien que le programme débutait en fin de matinée. Lundi, nous avons d'abord découvert Auchan où nous avons acheté les provisions pour la semaine. Puis, après un déjeuner au gîte, nous sommes allés à la piscine à Lavoûte-sur-Loire. Eve s'est baignée dans le petit bassin où elle a descendu des dizaines de fois un petit toboggan rouge, mais aussi dans la piscine où elle a aimé nager.

Toute la famille sur une Aiguilhe


En fin d' après-midi, nous sommes allés dans une église romane perchée sur un énorme piton rocheux d'origine volcanique, d'où on voit toute la partie nord de la ville. Pour y accéder, nous avons gravi 268 marches taillées dans le roc. Cette chapelle a été inaugurée en 972. Elle a été construite sur le lieu d'un ancien sanctuaire romain. Les belle fresques ont été restaurées en 2004 et les vitraux dans les années 1950. Des travaux de réfection ont eu lieu en 1955. Nous avons aussi marché sur le chemin de ronde et visité au pied l'oratoire saint Gabriel.
Après avoir gravi les 268 marches pour monter, il a fallu gravir 268 marches pour descendre ! Donc en tout 526 marches. Le soir, nous nous sommes couchés sans demander notre reste.
Simon

Notre-Dame de France


Simon et Franck vont découvrir les entrailles de la célèbre statue.

La dentelière

Nous décidons que gravir le rocher de Corneille où trône une statue de la Vierge (22,70 mètres de haut, 835 tonnes de pierre et de métal). En chemin, rencontre avec une dentelière...


Un dimanche au Puy




Dimanche, nous gagnons le Puy, le préfecture de Haute-Loire. Nous montons jusqu'à la cathédrale et assistons à la fin de l'office. Une très belle messe, avec des touristes, des pèlerins et des paroissiens. Nous poursuivons par la visite de ce monument très émouvant quand on songe à tous ceux qui ont foulé ses dalles avant de partir à Saint-Jacques de Compostelle.
Nous redescendons pour déjeuner dans un petit restaurant.

Notre gîte



Nous voici sur la commune de Rosières, à 15 minutes du Puy, au lieu-dit les Gouteyrons. C'est une ancienne ferme familiale qu'une dame a rénovée. Trois chambres très agréables : Simon et Eve dormiront ensemble, Jeanne seule, les parents dans la grande chambre. Poutres au mur et parquet au sol. Une petite salle de bains complète le premier étage. Au rez-de-chaussée, une très grande pièce regroupe cuisine, salle à manger et salon. La maison est isolée, avec une très belle vue et un jardin aux délicieux recoins. Nous y serons bien.

Premières heures de la Révolution



Bonne surprise après le pique-nique et la visite de l'église du village, une troupe fait revivre les premières heures de la Révolution. Elle a installé des jeux et interprète des saynètes qui captivent les enfants.
Le soleil, pourtant très fort, ne nous empêche pas de suivre les tribulations des comédiens. Du pur plaisir... avant de partir pour notre gîte, à Rosières.

La maison de La Fayette


Arrivée à Chavaniac-Lafayette, dans la matinée. Dans la cour du château où naquit le « héros des deux mondes », nous découvrons une troupe de comédiens en pleine répétition.
Au cours de la visite, nous faisons connaissance avec le marquis de La Fayette né le 6 septembre 1757 dans ce petit village de Haute-Loire où il séjourna jusqu'à ses onze ans. Avant d'entrer dans l'histoire, celle de France mais aussi celle de l'Amérique. N'oublions pas qu'il combattit les Anglais pour l'indépendance des Etats-Unis, entre 1777 et 1787.

Une soirée à la Chaise-Dieu


Vendredi soir, nous arrivons à la Chaise-Dieu où nous avons réservé une chambre au Lion d'Or. Nous visitons l'abbaye Saint-Robert. Etonnantes les tapisseries tendues au-dessus des stalles, plus encore la Danse macabre, fresque inachevée réalisée au XVe siècle par un moine où l'on y voit 23 personnages.
Le soir, nous dinons dans une brocante qui fait aussi restaurant : Croc et broc. Délicieux l'assiette de girolles avec ses fruits et la truffade !

Le pont du Diable

Au bas du promontoire où se situent le château et son village, le pont du Diable enjambe l'Ance. Une merveilleuse légende entoure cet endroit. A l'époque, les ouvriers du seigneur essayèrent à maintes reprises de construire ce passage, mais la difficulté du terrain faisait régulièrement échoué le travail. Le Diable, intrigué depuis plusieurs mois par ce manège, proposa ces services. Le seigneur, épuisé par ses nombreux échecs, accepta l'offre. En échange, le Diable demandait de recevoir l'âme de la première personne qui traversera le pont.
Plusieurs semaines plus tard, tous les habitant de la région s'étaient donnés rendez-vous devant le pont enfin bâti. Le seigneur du lieu, trop honnête pour sacrifier un de ses sujets, se présenta en premier pour la traversée du pont et avança vers le Diable souriant. C'est alors qu'un chien le doubla et devint la créature promise au Diable qui disparut pour ne jamais revenir.

Les vacances en Haute-Loire débutent

Vendredi 18 juillet, nous arrivons en Haute-Loire. Le guide nous conseille de visiter le village médiéval de Chalencon et son château qui domine la vallée de l'Ance. Nous nous y rendons. Magnifique. C'est aussi notre première rencontre avec la famille de Polignac, dont le blason est scellé dans la pierre des remparts.

jeudi 17 juillet 2008

Les fameux singes

Une journée avec Vauban


Hier, nous sommes allés à la Citadelle de Besançon avec mamie et nous avons fait une visite guidée. Nous nous sommes bien amusés. Papa, Simon et moi, nous avons visité un musée sur Vauban. D'ailleurs, il était rigolo, avec son gros bouton sur la joue. Au zoo, il y avait des animaux (kangourous, singes, poissons, grenouilles, tigres...) et encore plein d'autres, mais on n'avait le droit de toucher que des poissons : c'était un peu gluant mais très doux. Voilà un peu ma journée.
J'ai oublié de dire que quand on a mangé (pique-niqué), ça faisait un de ces bruit (singes) !
Là, j'ai vraiment fini de raconter ma journée. Jeanne

Idéklic


Vendredi, nous sommes allés à Idéklic à Moirans-en-Montagne. Eve séjournait chez sa mamie depuis deux jours et Jeanne y était allée mercredi avec sa meilleure copine : Angèle. Nous sommes arrivés le matin avec mon copain Justin, puis nous avons rejoint Noé, le fils d'une amie de Sandrine, pour aller faire de l'escalade. Nous avons ensuite essayé du jonglage puis de l'acrobatie ; nous sommes rentrés manger un poulet avec du gratin chez Mamie Evelyne, où nous avons retrouvé la maman et la sœur de Noé. L'après midi, nous somme allés dans la Montagne de jeux (ludothèque) et nous avons voulu faire des cabanes mais elles étaient déja construites. Nous avons tenté l'atelier solaire mais il n'y avait pas de soleil donc nous avons découvert un atelier percussions. Nous avons écouté le Livre des Merveilles de Marco Polo et découvert les mongols (tartares), sous une yourte, avec un comédien. Nous sommes repartis le soir sous la pluie.

jeudi 10 juillet 2008

Les filles avec les filles, les garçons...


Mardi, comme en témoigne cette photo, la maison a été envahie par une bande armée : Pierrick, Julien, Justin, Alexandre et Yannis ont rejoint Simon et Jeanne pour une belle journée.
Hier, c'était la guerre des sexes. Les filles sont allées à Idéklic à Moirans, avec Angèle. Elles ont rejoint Catherine Duvernay, Noé et Anaëlle. La mamie a reçu tout le monde pour une journée bien remplie. Eve est restée à Moirans. Très heureuse.
Pendant ce temps, les garçons étaient à Bourg-en-Bresse. Allergologue pour le papa, Carrefour pour les fournitures scolaires (qui n'étaient pas encore mises en vente), Decathlon pour les soldes... et un western dans l'après-midi pour se remettre de tout cela.

lundi 7 juillet 2008

Premier jour de vacances


Nous (Franck, Simon et Jeanne) avions prévu d'aller au marché de Louhans. Un chemin pédestre nous permet de rejoindre la ville en laissant la voiture au garage. Le plaisir de se promener. Sauf qu'une roue a crevé hier sur le Scenic. Aucune roue de secours. Nous sommes donc allés à Relais Pneus, puis nous avons passé trois heures devant les étals. Nous avons acheté des livres (dont le guide pour nos vacances en Haute-Loire), une robe pour Eve, un ensemble pour Jeanne, un pistolet... et un poulet grillé.
L'après-midi, Sandrine est allée pour la dernière fois à l'école de Courlaoux. Franck a continué les travaux dans la chambre de Jeanne... et surveille un tableau sur e-bay.

dimanche 6 juillet 2008

Le monde Narmia... 2

D'abord, la bande-annonce :

Puis, la critique de Simon :

C'est génial, il y a plein de grosses batailles On ne s'ennuie pas. On est dans l'ambiance et
mon moment préféré, c'est la bataille dans le château. J'ai aussi aimé l'énorme bataille devant le refuge des narniens.

Pendant ce temps, Eve et Jeanne ont regardé Le Grand national avec Elizabeth Taylor et Mickey Rooney.

A Arlay avec la chorale de Beit Jala



Beit Jala est une commune proche de Bethléem. En 2003, j'avais prié avec les paroissiens, lors d'une visitation en Terre sainte. Je me rappelle avoir tenu la main d'une femme âgée et avoir alors ressenti toute la catholicité. Dimanche, la chorale de Beit Jala était en France, à l'invitation du diocèse de Saint-Claude. Avec Simon, nous sommes allés vivre l'eucharistie avec elle et Mgr Jean Legrez. Chants en arabe, en latin, en français. Grande fraternité... Une femme a même offert une image de la Vierge à Simon et m'a remercié pour notre présence.

Gene Kelly dans la Parade aux étoiles

Samedi soir, TCM diffusait en version française La Parade aux étoiles (Thousands Cheer) avec Gene Kelly. Cette comédie musicale a été réalisée par George Sidney en 1943.
Gene Kelly est un simple soldat, ancien trapéziste, qui tombe amoureux de la fille du colonel. Un peu long et, malheureusement, avec un spectacle final qui brouille l'histoire.
Une scène retient l'attention : Gene Kelly danse avec... un balai.
Voici la vidéo :